Emailing : 10 astuces pour améliorer la délivrabilité de vos mails

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Email marketing : 10 astuces pour améliorer la délivrabilité

L’e-mail marketing est réputé pour sa capacité à générer des ventes à moindre coût. Pour que ce soit possible, il faut déjà franchir une étape : délivrer le mail à son destinataire. Un vrai défi en raison des filtres antispam intégrés aux systèmes de messagerie. Réussir votre campagne emailing passe donc par une bonne délivrabilité de vos mails. Voici quelques astuces simples pour optimiser leur envoi !

  1. Délivrabilité des mails : définition
  2. Le rôle des filtres antispam
  3. 10 façons d’améliorer votre taux de délivrabilité
  4. Apprenez à tester la délivrabilité de vos emails

Qu’est-ce que la délivrabilité des mails ?

Lorsque vous envoyez un e-mail à un prospect ou un client, il n’est pas certain qu’il arrive bien jusqu’à son destinataire. Même si l’adresse mail est correcte, votre message peut être directement classé dans le dossier « courrier indésirable », « spam », « promotion » ou encore « trash ».

À ce stade, il n’est même pas question de l’attractivité du mail pour le lecteur, mais bien de sa visibilité dans la boîte de réception. La bonne transmission d’un courrier électronique à son destinataire est ce que l’on appelle la délivrabilité.

Un rapport de Return Path démontre qu’en France, la délivrabilité des courriels est très satisfaisante puisque seuls 5,8 % d’entre eux ne parviennent pas à leur destinataire.

Cependant, le marketing digital va plus loin et considère qu’une bonne délivrabilité se définit non pas comme l’acheminement d’un mail jusqu’à la boîte de réception d’un destinataire, mais jusqu’à sa boîte de réception principale.

Tout comme le taux d’ouverture, de clics et de conversion, le taux de délivrabilité des mails fait partie des indicateurs pour mesurer le succès d’une campagne emailing et son ROI (retour sur investissement).

Délivrabilité et filtres antispam

Une base de données «propre», sans adresses mail obsolètes ou inexistantes est essentielle à un bon taux de délivrabilité. Par extension, en marketing digital, on considère également qu’une bonne délivrabilité est conditionnée par le fait d’éviter les filtres antispam.

Ils sont présents dans les logiciels des entreprises pour des raisons de sécurité, mais aussi pour éviter les sources de distraction au travail.

Toutefois, si vous travaillez en B to C, vous n’êtes pas épargné par la problématique de délivrabilité des mails. Les systèmes de messagerie les plus utilisés comme Outlook, Gmail ou encore Yahoo possèdent leurs propres filtres antispam.

Comment améliorer votre taux de délivrabilité ?

Les filtres antispam sont parfois un vrai problème, y compris pour les destinataires, car ils filtrent à outrance et créent ce que l’on appelle des faux positifs. Certains abonnés ne reçoivent pas la newsletter qu’ils attendent, car l’expéditeur ne semble pas fiable, que l’objet du mail fait mention de promotion ou encore que le contenu présente trop d’images…

Afin d’acheminer au mieux vos mails, voici 10 astuces pour éviter les filtres antispam et améliorer votre délivrabilité.

1. Choisissez un prestataire emailing avec une bonne délivrabilité

Avant même la création de la campagne emailing, le choix du prestataire chargé de son envoi est crucial. La délivrabilité est une affaire de réputation. Si le prestataire n’inspire pas confiance aux différents services de messagerie des destinataires, les filtres antispam vont empêcher l’arrivée des mails dans la boîte de réception principale.

Il convient donc de se tourner vers un routeur reconnu comme MailChimp, Sarbacane, Sendinblue, Omnisend ou encore Mailjet. Plusieurs critères sont à vérifier avant de vous décider comme la facilité d’utilisation et d’analyse des campagnes. Cependant, il faut aussi prendre en compte la qualité des relations du prestataire d’emailing avec les services de messagerie et les FAI (founisseurs d’accès à Internet).

2. Soignez votre mail de bienvenue

L’email de bienvenue est le plus lu ! Et c’est logique, car lorsque l’on vient de s’abonner à une newsletter, on est en principe plus que jamais motivé à la lire. C’est en tout cas ce que montrent les chiffres de la société Experian, spécialisée dans la gestion de la relation client. Selon elle, le taux d’ouverture moyen d’un mail de bienvenue est de 57 % contre 18 % pour les autres types de mails.

Profitez donc du mail de bienvenue pour faire bonne impression, mais aussi pour améliorer la délivrabilité de vos prochains courriels. Ils doivent autant que possible arriver dans la boîte principale. Pour cela, le plus simple est de demander un peu d’aide à votre nouvel abonné :

  • Demandez-lui de vous ajouter à sa liste de contacts pour faciliter vos futurs échanges.
  • Expliquez-lui comment vous sortir du courrier indésirable et continuer à recevoir vos conseils.
  • De façon plus subtile, invitez-le à prendre part à la conversation en répondant à votre mail.

3. Évitez les « spam words » dans votre campagne email

Dans l’objet de votre mail ou dans son contenu, évitez les expressions typiques du e-commerce. Les titres qui suggèrent l’immédiateté et la promotion ne sont pas appréciés des filtres antispam.

Il est difficile de faire une liste de mots interdits, d’autant plus que votre activité peut vous obliger à y recourir. Cependant, voici des exemples de mots et d’expression triés par domaine et qu’il convient de limiter pour améliorer la délivrabilité de vos mails :

  • Argent : pas cher, essai gratuit, -50%, augmentez vos revenus, prix le plus bas
  • Finance : investissement, cash, bénéfices, devenez votre propre patron
  • Confiance : ça fonctionne, satisfaction garantie, sans risques, vu à la TV, sûr à 100 %
  • Temps : urgent, dès maintenant, offre limitée, plus que 24 h avant, demain c’est fini
  • Rencontre : sexy, célibataires, nu, chaud, âme sœur
  • Félicitations : vous avez été choisi, gagnant, sélectionné, cadeau
  • Solutions miracles : rajeunissez en une nuit, devenez riche sans travailler, sans effort…

En résumé, évitez les termes qui inspirent la vente ou le virus informatique et si vous en utilisez, ne les combinez pas !

4. Misez sur un bon ratio texte et images

Le ratio texte/images joue un rôle important dans la délivrabilité d’une campagne emailing. Il faut que les deux éléments soient présents de manière à peu près équilibrée. Certains spécialistes conseillent un rapport à 60/40 pour le texte et les images.

Dans tous les cas, les newsletters qui contiennent simplement des photos avec des liens sont à bannir. Chaque image ajoutée doit être accompagnée de quelques mots. Par ailleurs, travailler sur un grand visuel au format JPEG ou PNG est pénalisant même s’il inclut du texte.

5. N’ajoutez pas de pièce jointe à votre mail

Une pièce jointe peut vraiment apporter de la valeur ajoutée à un e-mail. Elle permet d’offrir du contenu gratuit et exclusif à vos abonnés. Ces petits cadeaux que l’on appelle les freebies sont très populaires. Ils boostent les inscriptions aux newsletters et donnent le sentiment aux abonnés d’être privilégiés. Il peut s’agir d’un e-book, d’une to-do-list, d’une liste de ressources…

Le problème, c’est que la pièce jointe est l’outil préféré des hackers. Pour passer les filtres antispam, le mieux est de proposer un lien de téléchargement. De cette façon, vous générez du trafic sur votre site Internet et vous pouvez mesurer le succès de votre freebie grâce à Google Analytics.

6. Une adresse expéditeur crédible

délivrabilité des mails

Les envois depuis des adresses mail difficilement identifiables ont peu de chance de franchir la barrière des filtres antispam. Pour améliorer la délivrabilité de vos mails, il est conseillé d’opter pour une adresse mail avec le nom d’une marque ou d’une entreprise et si possible d’y inclure le nom d’une personne.

Par ailleurs, vous pouvez avoir été blacklisté si vos mails précédents ont généré de nombreuses plaintes. Outre l’aspect légal, c’est une autre bonne raison de ne pas acheter de liste de contacts qui sont souvent responsables de ces situations.

7. Un bon français pour une meilleure délivrabilité

Les e-mails remplis de fautes décrédibilisent aussitôt votre marque ou votre entreprise une fois lus. Avant cela, les chances pour qu’ils parviennent dans la boîte principale de votre destinataire sont de toute façon assez minces.

En effet, une mauvaise qualité rédactionnelle est typique du phishing, une technique d’hameçonnage visant à récolter vos données personnelles pour un emploi frauduleux. Pour cette raison, la plupart des filtres antispam sanctionnent un français approximatif. Cela inclut les fautes d’orthographe, mais aussi les problèmes de syntaxe et de typographie. En outre, le « tout en majuscules » dans le texte ou seulement dans l’objet du mail pour attirer le regard du destinataire n’est pas conseillé.

8. Insérez un lien de désabonnement

Intégrer un lien permettant de se désabonner à chaque newsletter est une obligation légale pour être en conformité avec le RGPD (règlement général sur la protection des données). De plus, l’absence d’un lien de désinscription est aussitôt sanctionnée par la plupart des services de messagerie qui nuisent à votre délivrabilité.

Cependant, il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Retenir un abonné qui ne souhaite plus recevoir une newsletter a peu de chance d’être productif. Par ailleurs, le taux de désinscription aux newsletters est très faible. Le logiciel d’envoi de mails, Campaign Monitor, indique que 0,10 % des abonnés se désinscrivent suite à une campagne emailing.

9. Évitez les mails arc-en-ciel

Le respect de votre charte graphique sur tous vos supports de communication est synonyme de cohérence et vous permet de vous distinguer. C’est aussi un principe à respecter dans les mails.

D’une manière générale, multiplier les polices d’écriture et les couleurs nuit à la crédibilité et la lisibilité d’un courriel. De plus, cette excentricité réveille les filtres antispam qui préfèrent la sobriété sans abus d’italique ni de mot en gras.

10. Invitez vos abonnés à partir

Lorsque l’on a réussi à se constituer une longue liste d’abonnés, on peine à les laisser partir, mais c’est parfois un mal nécessaire. Cette mesure concerne les contacts inactifs, ceux qui n’ouvrent jamais vos mails. Ils nuisent à votre réputation auprès des fournisseurs de messagerie qui finissent par vous pénaliser, même sur les mails envoyés à d’autres destinataires.

Vous pouvez donc cibler ces abonnés et leur demander s’ils veulent continuer à recevoir votre newsletter. Bien sûr, avant de mettre en place cette stratégie, il faut d’abord s’intéresser aux techniques pour améliorer non pas votre délivrabilité, mais votre taux d’ouverture de mails.

Testez votre délivrabilité !

La délivrabilité des mails est la première étape d’une campagne emailing réussie.

Si vous constatez que votre taux d’ouverture est faible, il est difficile de savoir si cela vient d’un manque d’intérêt de vos abonnés ou si c’est lié à une réception du mail dans les spams ou l’onglet promotion. Néanmoins, un taux d’ouverture qui diffère en fonction du service de messagerie du destinataire est assez révélateur.

Afin de garantir la bonne délivrabilité de vos mails, le mieux est de faire des tests. Vous pouvez bien sûr envoyer un mail test à différentes adresses prévues à cet effet, mais aussi utiliser des outils en ligne en complément. Des sites comme MailTester ou SendForensics vous fournissent un score de délivrabilité, mais vous donnent aussi des conseils personnalisés pour l’améliorer.

Ingrid Pilard

Consultante SEO et rédactrice web

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